Tu te sens affolée à la vue des souvenirs qui s'amoncellent entre tes draps, tu voudrais mettre un terme à ses allers et venus incessants, dans ton corps, dans ta vie. Tu te perds, un peu plus à chaque retour, tu ne te reconnais plus, et tu t'en fous.Tu sais bien qu'il franchi le seuil de ta chambre pour mieux repartir, faire plus mal, comme si te voir dans cet état ne lui suffisait pas. A priori il a pourtant déjà fait assez de dégats, tu n'es plus si jolie, tes yeux ont un quelque chose qui ne colle plus avec l'ensemble, un air dépassé, résigné, au pire. On récupère un bout de femme en morceaux, à l'étroit dans ces copeaux de chair qu'il a bien voulu lui laisser. Faut dire que l'on t'a connu plus battante, la poitrine bombée, une démarche assurée, tu croyais en toi, tu te sentais bien. Et il a mis son grain de sel dans ton trop plein de confiance, il a tout emporté, ton estime et ton coeur en prime. Ce qui reste est bousillé, bon pour la casse, tu as l'apparence d'une poupée brisée, trop usée pour valoir le coup. Faut dire, qu'il en a bien profité, tu lui as tout donné, surtout ton corps. Quand il en a eu assez, il te l'a dit, il n'a même pas pris la peine de mentir ; te protéger, c'était trop lui demander.
""Envie de changement, tu me lasses,
tu m'ennuies, j'étouffe avec toi,
Je veux tester d'autres choses,
d'autres femmes. Je reviendrai plus tard,
Je sais que tu m'attendras
Tu as besoin de moi.""
Et tu as attendu.