Lui savait tout de moi, je lui faisais confiance, le premier garçon dont je ne me méfiais pas. Relation particulière dès le départ, tout dans l'ambiguité. Jusqu'à dernièrement j'étais la femme de sa vie, selon Lui, celle avec qui il construirait quelque chose de sérieux plus tard, quand il se serait calmé. Paroles, paroles, mais j'ai quand même voulu croire que j'avais une importance pour Lui. Non, juste un bouche-trou, frotte ta bite contre ma cuisse connard. Quand ça n'allait pas avec Elle, je l'avais en pleurs dans mes bras. Juste un kleenex qui a absorbé tout ton mal qui coulait de tes beaux yeux. Débordements, cris et fracas. Coups dans la gueule, bleus au coeur. J'ai tout accepté, même trop. On m'avait prévenu, qu'il se servirait de moi, que je ne serai jamais rien pour Lui. Toute ma naiveté envolée, je me suis endurcie, ses mains sur moi comme du papier de verre. Je me rappelle quand il me prenait dans ses bras, ses lèvres qui se déposaient dans mon cou, qu'il me disait à quel point il avait besoin de moi, que j'étais la plus jolie. La plus conne à mon avis.... Je devais être là, juste pour Lui, tout le temps à me briser les os. Pas le droit de penser à mon coeur à moi, pas le droit d'être trop proche d'un autre garçon. Sinon c'était la crise, mots et bouteille lancés en pleine gueule (tu t'en souviens de ça?). Je me suis attachée à toi, lien particulier ou plutôt la corde qui se resserre doucement autour de ma gorge. Tout le monde partait loin de toi et je suis restée malgré tout. Et j'en suis morte, plus jamais la même.